Les Femmes de Brewster Place

Avec Les Femmes de Brewster Place,  Gloria Naylor (1950-2016) nous offre la radiographie d’un ensemble de quatre immeubles jumeaux situé à New York.  Ce livre m’a tout de suite fait penser à  L‘immeuble Yacoubian de l’écrivain égyptien Alaa Al-Aswani mais le roman de Gloria Naylor a vingt ans d’antériorité. Paru aux États-Unis en 1982, Les Femmes de Brewster Place est son premier livre.

Les vicissitudes de l’ensemble immobilier aujourd’hui délabré ne sont néanmoins qu’un prétexte pour évoquer la vie présente et passée des femmes afro-américaines qui l’habitent.

Comme autant de petites nouvelles, l’auteure américaine explore successivement les histoires d’Etta Mae, Lucielia, Kiswana et d’autres encore.  Le roman montre bien la diversité et la richesse de ces destins féminins et Gloria Naylor a conçu Brewster Place comme un microcosme de la société américaine. Elle a varié les nuances de couleur de peau de ses personnages, les croyances religieuses, les convictions politiques, les modèles familiaux et les classes sociales. Ces femmes qui habitent le même lieu ont un point commun : la vie ne leur a pas fait de cadeau mais elles ont souvent (pas toujours car le point de vue n’est pas utopique) pu compter sur l’aide des autres femmes.

Mattie a tout perdu à cause d’un fils ingrat mais veille sur ses voisines, son amie Etta Mae est une femme exubérante qui s’est mis en tête de se ranger avec un homme d’église, Kiswana, qui a opté pour un prénom africain, est une militante et Cora Lee est maman célibataire d’une famille nombreuse. Il y a également dans l’immeuble un couple de lesbienne, ce qui fait beaucoup jaser.

Comme l’indique son titre, The Women of Brewster Place ne parle pas beaucoup des hommes et quand c’est le cas, ils n’y tiennent pas le beau rôle. (Si cela vous tracasse, lisez The Men of Brewster Place paru aux États-Unis en 1996).

Les Femmes de Brewster Place a su m’intéresser et c’est aussi un livre bien écrit que je vous conseille.

Bonne lecture !

 

 

 

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