Les saisons de la solitude, de Joseph Boyden

J’avais trouvé Joseph Boyden très intéressant lors du Festival America et il figurait sur ma liste des auteurs à lire. A la bibliothèque, je suis tombée sur Les saisons de la solitude. Ce roman choral nous plonge dans le monde des indiens d’Amérique d’aujourd’hui.

“gone from living on the land … hunting, trapping, trading in order to survive, to living in clapboard houses and pushing squeaky grocery carts up and down aisles filled with overpriced and unhealthy food.”

C’est Annie, l’une des narratrice, qui évoque ici les personnes âgées de la petite communauté Crees de Moosonee. Vers leur quarantaine, elles furent civilisés de force et contraintes d’abandonner leur vie de trappeurs pour vivre dans des maisons en dur et se nourrir au supermarché pendant que leurs enfants étaient envoyés dans des internats.

Les saisons de la solitude est en quelque sorte la suite du best-seller de Joseph Boyden Le chemin des âmes mais il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier pour apprécier et comprendre le second.

L’auteur donne alternativement la parole à Will, ancien pilote tombé dans le coma, et à sa nièce Annie, qui se rend régulièrement à son chevet. Mais ne croyez pas que Joseph Boyden va nous laisser enfermés dans une chambre d’hôpital pendant 500 pages. Il nous embarque dans la petite communauté Crees de Moosonee, au bout de la route, au bout de la piste, à bord de motoneiges, chasser et pêcher dans le grand Nord… mais aussi à Montréal, à Toronto ou encore à New York. Deux récits parallèles sur fond de trafic de drogue, de sœur disparue, de vendetta et de quête d’identité.

Les deux narrateurs étant bien différenciés, j’ai eu une petite préférence pour les histoires de Will, personnage digne de Jim Harrison.

Mais dans l’ensemble, c’est une lecture agréable qui nous ouvre sur un autre monde.

Si quelqu’un a lu d’autres livres de Joseph Boyden, qu’il nous laisse un commentaire ci-dessous.

Bonne lecture !

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