The Ancien Minstrel, de Jim Harrison

The Ancient Minstrel, recueil de trois novellas, est le dernier livre paru du regretté Jim Harrison. La novella, à mi-chemin entre la nouvelle et le roman, est un format qui a souvent eu les faveurs de l’écrivain et il s’agit de son huitième recueil du genre.

Première histoire : The Ancient Minstrel. L’auteur présente ce récit comme une suite fictionnelle à ses mémoires parus en 2002. Le narrateur, un poète de 70 ans, revient par petites touches sur 50 ans de vie consacrées à « l’esclavage de l’écriture ».

Le vieux poète constate qu’il n’a plus la même libido et qu’il n’écrit  plus non plus comme avant. Sur un coup de tête, il se lance dans l’élevage d’une portée de cochons.

Tout le plaisir de cette lecture est de retrouver le style inégalé de l’auteur : sa vision du monde, son incroyable indépendance, son rapport aux animaux sauvages ou domestiques, ses relations avec les femmes et son énorme appétit de vivre, bien qu’émoussé par l’âge.

J’apprécie particulièrement sa façon de mêler présent et passé, son sens du détail et de l’anecdote.

On se rend bien compte dans ce court récit combien il a mis de lui-même dans ses romans. Je pense par exemple à Dalva et à  La Route du Retour.

Deuxième histoire :  Eggs. Depuis qu’elle est toute petite, Catherine, femme d’une indépendance remarquable, est fascinée par les poules. En retraçant sa vie, Jim Harrison nous prouve à nouveau qu’après Dalva, il sait encore écrire sur les femmes.

Troisième novella :  The Case of the Howling Buddhas. L’histoire est narrée par le Détective Sunderson, personnage de deux précédents roman The Great Leader et The Big Seven (parus en français sous les titres respectifs de Grand Maître : faux roman policier et Péchés Capitaux mais que je n’ai pas lus). Un client l’a sollicité pour l’aider à extraire sa fille d’une secte. Mais l’affaire est plutôt l’arrière-plan du récit qui se concentre davantage sur les préoccupations de l’enquêteur quant à son désir pour les adolescentes et sa liaison avec l’une d’elle.

Trois récits bien différents les uns des autres. On va quand même decrescendo dans le recueil : la première novella m’a conquise, la deuxième m’a intéressée mais je n’ai été que moyennement convaincue par la dernière, pourtant cocasse.

Une bonne lecture pour les aficionados de Jim Harrison !

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