CITY ON FIRE : A NOVEL

Bienvenue dans le New York de 1977. Ce pavé de 911 pages nous a été présenté comme incontournable en cette rentrée littéraire alors je l’ai lu. City on Fire est le fameux premier roman qui valait 2 millions de dollars.

Bien qu’il n’ait pas connu cette époque car trop jeune, Garth Risk Hallberg ressuscite pour nous la ville de New York de la fin des années 1970 : drugs, sex and punkrock (+ graffitis). Et on s’y croit !

Dans ce roman choral, nous suivons les pérégrinations d’une vingtaine de personnages, tous très différents :

Mercer, jeune enseignant noir du Sud des États-Unis est en couple avec William, riche héritier  new-yorkais à la fois artiste peintre, ex-leader d’un groupe punk et accro à l’héro;  Charlie, adolescent mal dans sa peau est fou amoureux de Samantha, jeune rebelle de Long-Island qui écrit pour un magazine punk ; le père de Samantha est un artificier dont les affaires périclitent ; le journaliste Richard Groskoph veut écrire une histoire sur l’artificier ; Puis nous avons aussi l’inspecteur de police Pulaski ; Regan, la soeur de William qui travaille pour la firme familiale ;  Keith, le mari qu’elle vient de quitter, amant de Samantha ; l’ancien professeur de dessin de William désormais galeriste ; le nihiliste Nicki Chaos et son groupe de rock punk anarchiste…

Le point commun de tous ces personnages est qu’ils sont en rupture familiale.

Au centre du roman, il y a Samantha, entre la vie et la mort après avoir reçu une balle le soir du nouvel an et que chaque personnage a croisé pour une raison ou pour une autre. Le livre évolue vers l’étude de caractères et les flashbacks se multiplient pour donner plus d’épaisseur aux personnages. Puis le roman culmine avec le grand blackout que New York connut les 13 et 14 juillet 1977 et le grand chaos qu’il généra.

Pour cette longue déambulation new-yorkaise, l’auteur s’est appuyé sur des chroniques journalistiques ou sur des journaux intimes et toutes les descriptions sont très détaillées et très visuelles. Certains personnages sont mieux croqués que d’autres. Des longueurs et des lourdeurs (trop de lyrisme ?).

Pour conclure, ce roman ambitieux reste toutefois intéressant dans sa tentative plutôt réussie de capter le Zeigeist du New-York des années 70. À lire en zappant quelques passages ???

Si vous tentez l’aventure, n’hésitez pas à me donner votre avis sur le blog !

Bonne lecture !

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