Lectures d'Amérique...

VA ET POSTE UNE SENTINELLE vs NE TIREZ PAS SUR L’OISEAU MOQUEUR

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L’annonce, en 2015, de la découverte d’un deuxième roman de Harper Lee alors qu’elle affirmait n’en avoir écrit qu’un seul a fait l’effet d’une bombe.

Si vous aviez déjà succombé au charme de la petite « Scout », l’héroïne de Ne Tirez pas sur l’Oiseau Moqueur, vous aurez certainement envie de lire ce second roman de Harper Lee.

Va et poste une sentinelle est justement le manuscrit qui servit de base à son oiseau moqueur, bestseller dès sa sortie en 1960, prix pulitzer en 1961, devenu un classique de la littérature américaine et très étudié dans les lycées américains.

Harper Lee a vraiment beaucoup retravaillé son manuscrit car Va et poste une sentinelle est très différent de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur. Nous y retrouvons la ville fictionnelle de Maycomb, en Alabama, Scout Finch et sa famille mais l’action ne se situe plus pendant la grande dépression mais dans les années 1950, juste après l’arrêt de la cour suprême Brown vs Board of Education, déclarant la ségrégation scolaire inconstitutionnelle.

Atticus Finch, le père de Jean Louise (véritable prénom de Scout),  est avocat. Dans les années 1930, il avait défendu un jeune noir accusé d’avoir violé une femme blanche. Ce procès est au coeur de l’intrigue de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur. Pour sa fille, il a toujours fait figure de sentinelle morale. Pourtant, arrivée  de New York pour passer quelque temps dans sa famille, Jean Louise va vite ressentir un réel malaise. Ce qu’elle observe dans sa ville natale la fait douter de la probité de son père ainsi que de tous ceux en qui elle avait autrefois confiance.

Les sentiments de la jeune fille, qui par ailleurs hésite à épouser son ami d’enfance également collaborateur de son père, sont tiraillés entre son amour et sa loyauté envers ses proches et son désir de rester intègre. Comment doit-elle réagir ?

Pour conclure sans tout raconter, Va et poste une sentinelle est une lecture sympathique mais l’auteur n’a pas vraiment su répondre à toutes les questions posées dans ce livre.

Je vote plutôt pour Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, qui avec fraîcheur et humour nous transporte dans l’Alabama rural des années 30. À noter que le personnage de Dill a été inspiré par Truman Capote, voisin et camarade de jeu de Harper Lee quand elle était enfant. Ce personnage n’apparaît pas dans Va et poste une sentinelle. Il n’y est qu’évoqué.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires sur le blog si vous avez lu le livre. Bonne lecture !

 

 

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