Lectures d'Amérique…

LES RAISINS DE LA COLERE, à lire ou à relire

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J’avais boudé les conseils du professeur qui nous avait conseillé de lire Steinbeck pour nous éclairer sur la Grande Dépression mais je n’aurais pas dû. Cette lecture m’a bouleversée. L’écriture de ce grand auteur américain est si ciselée et si documentée qu’on pourrait penser qu’il a lui-même vécu l’errance de ces cultivateurs dépossédés de leurs terres. C’est une lecture noire et haletante dans laquelle nous suivons la famille Joad – Papa, Maman, les enfants et les grands-parents, quittant leur maison ainsi que les terres que la famille cultivait depuis deux générations. Entassés dans un vieux tacot, il prennent la route 66, en direction de la Californie où ils espèrent se faire embaucher dans les vergers ou dans les champs de coton.

John Steinbeck n’a jamais fait ce voyage lui-même mais a recueilli différents témoignages dont celui de Tom Collins, gérant d’un camp de migrants de la Farm Security Administration de la Central Valley. Dans les années 30, quelques 500 000 réfugiés agricoles des États du Midwest ont fait le voyage jusqu’en Californie à  la recherche de travail.

La sortie des Raisins de la Colère avait été précédée d’une série d’articles publiée sous le nom de The Harvest Gypsies, commande du San Francisco News, qui traitaient de la condition de ces migrants en Californie.

La publication de ce livre engagé ne manqua pas de susciter la controverse et de soulever l’indignation de l’association des fermiers de Californie et des grands propriétaires agricoles de la région natale de l’auteur, la Salinas Valley, toujours en Californie . Mais cela n’affecta pas la popularité de ce roman : en tête des vente en 1939, acclamé par la critique, défendu par Roosevelt ainsi que par sa femme pour la véracité de ce qu’il décrivait, National Book Award  en 1940 puis prix Pulitzer.

N’oubliez pas de m’indiquer vos idées de lecture et vos auteurs américains préférés  !

 

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