GONE WITH THE WIND

Autant en emporte le vent : beaucoup mieux que le film, le livre ! Pendant plus de mille pages, Margaret Mitchell nous tient en haleine avec son héroïne sans pareille, la belle et rebelle Scarlett O’Hara.

Autant en emporte le vent est un livre sur la guerre vue par une femme qui a la rage de vaincre.

L’histoire s’ouvre sur la présentation d’un paradis perdu, celui du Sud des plantations telles qu’elles existaient avant la guerre de sécession. Scarlett O’Hara est une jeune fille belle et frivole  mais dont le caractère s’assombrira  au fur et à mesure que la guerre détruira le monde qui était le sien.

Indépendante, pragmatique et machiavélique,  elle surmontera pourtant épreuves après épreuves.

Autant en emporte le vent est aussi bien sûr une romance et le personnage de Rhett Butler est tout aussi dépourvu de moralité que celui de Scarlett.

Avec ce seul roman publié en 1936, Margaret Mitchell reçut le Prix Pulitzer de la meilleure fiction. Elle s’inspirait directement des histoires de sa grand-mère américano-irlandaise qui elle-même avait connu la guerre de Sécession ainsi que la reconstruction.

Le roman a rencontré un succès fou dès sa parution mais n’a pas pu éviter la controverse car la société parfaite que décrit Margaret Mitchell au début du livre reposait bien sûr sur l’esclavage.

Dans son récit My Reading Life, Pat Conroy réserve tout un chapitre très intéressant à Autant en emporte le vent, livre préféré de sa mère et dont elle lui lisait des passages à voix haute quand il n’avais que 5 ans. C’est grâce à lui que je me suis lancée dans cette lecture l’été dernier. Je l’ai lu d’une traite et je ne me suis (presque pas) essoufflée. Malgré tous ses défauts, Scarlett est une femme incroyablement moderne pour son temps, qui force l’admiration.

N’oublions pas non plus le livre de Margaret Walker Jubilee, contrepoint à cette lecture et considéré comme l' »Autant en emporte le vent des afro-américains ».

 

 

 

 

gone with the wind
1ére édition
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